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La TV Griffe Noire... tout un programme !
Gérard Collard

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Jean-Edgar Casel

Dimanche

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C'est qui ceux-là ?!

À l’heure où nous inaugurons notre nouveau site, plus clair, plus simple plus complet et encore plus interactif, nous fêtons également cette année les 25 ans de la Griffe Noire.
25 ans de «Griffe Noire», d’aventures, de galères, de rencontres et surtout remplis de livres. Passion que nous essayons tant bien que mal de vous faire partager dans notre librairie, à la télé ainsi qu’à la radio, depuis quelques années en vous faisant rencontrer plein d’auteurs au salon international du livre au format de poche... et aussi maintenant sur notre site. 25 ans c’est aussi l’occasion de très rapidement nous retourner pour voir le chemin parcouru, vous rappeler ou vous faire découvrir d’où nous venons, qui nous sommes, tout cela grâce a quelques écrits, quelques anecdotes, quelques coupures de presse et de photos choisies parmi de nombreuses autres et qui animeront l’histoire de notre parcours.

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la Griffe Noire sans jamais oser le demander

La Griffe Noire c’est tout d’abord la rencontre de deux personnes à la fin des années 1970 qui se sont trouvées grâce à une passion commune : la lecture ! Ces deux personnes ce sont : Gérard Collard dit «gégé» et Jean-Edgar Casel dit «Jean le grand», futurs fondateurs de la Griffe Noire.

Leur rencontre débute à la librairie Berthet au 105 Grande Rue à Nogent-sur-Marne fin 1979. Gérard y officie déjà depuis quelques années après une licence de sociologie, et Jean s’y retrouve presque par hasard avec dans la tête de rester un an ou deux, car sa grande ambition est d’être «rock-star» après avoir œuvré quelques années dans un groupe punk.

La librairie Berthet pour les plus anciens est la librairie de référence de la région parisienne. Simone et André Berthet viennent d’un tout autre univers, la charcuterie, mais passionnés de livres ils ont su au bout de quelques années s’entourer de jeunes à qui ils vont faire confiance afin que leur librairie devienne rapidement l’une des plus grandes de France, et ce jusqu'à la fin des années 80. 
L’alchimie va prendre et André Berthet va apprendre à Jean et Gérard notamment le sens du client, de l’accueil, de la gestion, leur inculquer à travers cette passion pour le livre un véritable sens du commerce (gros mot chez certain libraire a l’époque, mais qui leur sera bien utile plus tard).

Gérard et Jean

Leur connaissance du métier va à partir de ce moment se mettre véritablement en place et c’est à cette époque qu’ils vont mettre au point leur fameuse technique de vente, souvent décriée, de nos jours beaucoup copiée, mais jamais égalée : les célèbres étiquettes d’humeur stabilotées au fluo sur lesquelles ils vont pouvoir donner leur avis sur tel ou tel livre. Avis positif ou négatif, drôles et souvent caustique, mais jamais méchant et surtout avec des mots simples, percutants (sans doute parfois maladroits, mais sachant toujours faire passer une envie, un désir de lire, en bref une passion pour le livre choisi).

Un avis OUI, une censure JAMAIS !

Un souvenir : l’apoplexie en direct de Bernard Pivot — nous sommes en 1985 — voyant l’étiquette de Gérard sur «L’Amant» de Marguerite Duras (prix Goncourt) : «les auteurs boivent, les lecteurs trinquent». S’écriant : «mais c’est un grand auteur, elle vend des milliers de livres par jour» (justifiant sans doute par cette phrase le bon goût des lecteurs) ; réponse cinglante de Gérard : «Barbara Cartland aussi !». Souvenir ému et jubilatoire…

Quel bonheur d’arriver à faire partager son enthousiasme pour un roman ou une BD que l’on a découverte !

Caricature Gérard Collard Charlie Hebdo

Grâce à ce système, ils vont pouvoir mettre au point les enseignements de Mr Berthet : partager avec les gens des heures de bonheur en leur faisant découvrir des livres et des auteurs, et faire malgré tout du commerce, car donner son avis engendre plus de vente. Ils se rendent compte que l’on peut à la fois vivre de son métier tout en arrivant à vendre ce que l’on aime. 
À l’époque, Gérard est le responsable des romans tandis que Jean règne en maitre sur la BD (ayant remisé dans un coin de sa tête son désir de devenir un musicien célèbre). 
C’est à ce moment-là, vers la fin de 1986, que l’idée de voler de leurs propres ailes commence à germer. La naissance de leur sens de la communication vient au même moment, quand ils organisent au sein de la librairie deux biennales de la BD qui resteront dans les annales. 
Fin 1987 c’est Gérard qui trouve le local de ce qui va devenir la Griffe Noire. Il se situe dans la banlieue Est de Paris, pas trop loin de Nogent, à Saint-Maur-des-Fossés (c’est là que Jean est né et qu’il a fait ses études secondaires). Que de chemin parcouru !

Le grand casse-tête est de trouver des sous ! C’est grâce à Marie-Jeanne, la belle-mère de Jean (ancienne libraire à Tours), qui va mettre la main à la poche que les banques suivront… (la société qui abrite la Griffe porte toujours son nom). 
Il ne reste plus qu’à trouver un nom pour l’enseigne, de «la Librairie du lycée» en passant par «Mot à mot » ou «Les p’tits loups» (heureusement pas choisi), Jean a un soir une illumination en souvenir de sa bd préférée : il trouve «la Griffe Noire». Ce nom fait BD pour ceux qui la connaissent, mais il fait aussi penser à l’écriture (la griffe de l’écrivain). Nom prédestiné pour nos futures critiques d’humeur :coups de cœur, coups de griffe !

6 novembre 1987 : l’aventure commence !

Coupure Presse La Griffe Noire

Un début avec des hauts et surtout des bas, mais toujours avec cette force et cette croyance en leur réussite. 
On doit bien l’avouer maintenant, avec aussi une énorme dose d’inconscience et de folie. Car il n’est pas toujours de bon ton d’être critique, le concept ne fut pas toujours apprécié des confrères qui pensaient que ce n’était pas le rôle du libraire de s’impliquer autant. Heureusement, cela a beaucoup changé, et de nos jours nos deux compères servent parfois outrageusement de modèles et sont même plagiés, mais c’est tant mieux, car plus il y aura de libraires indépendants, plus nous pourrons lutter contre tout ce qui menace le livre. Quant aux autres libraires sceptiques, ils sont morts !

Très vite le duo prend et se spécialise : à Gérard le côté artistique et à Jean celui de la gestion. 
Toute association est parfois compliquée et souvent se brise — d’ailleurs chez eux les tensions et les désaccords ont pu exister —, mais en étant l’un pour l’autre un maillon fort et indispensable, et en ayant toujours au final gardé le même but, cette association tient toujours debout même après 25 ans. 
La phrase préférée de Gérard : «si j’avais été seul, j’aurais dépensé le budget en animation» ; celle de Jean : «si j’avais été seul j’aurais eu une librairie “bibliothèque” sans client».

La médiatisation

Comment d’une librairie dynamique, différente, animée, devient-on une librairie médiatique ? Avec du travail, des idées, et surtout... de la chance ! Encore faut-il savoir la provoquer au bon moment. 
Cela s’est fait en deux temps : 
Au début des années 90, choqué par le départ de Mr Djian des éditions Barrault (petit éditeur) pour les éditions Gallimard — provoquant ainsi sa faillite — Gérard envoya une lettre de deux pages à une centaine d’auteurs, d’éditeurs et de journaliste sur le thème «les écrivains sont-ils des salauds ?» ; sous-entendu : ont-ils le droit de trahir ceux qui leur ont mis le pied à l’étrier, dès que les sirènes de la gloire retentissent à leurs oreilles ? 
Ils reçurent des centaines de réponses outrées, enflammées, élogieuses parfois, car comprenant leur message sans doute un peu naïf, mais sincère, et surtout toutes respectueuses du travail qu’ils faisaient pour défendre le livre. Ces lettres sont toujours en leur possession. Un seul n’a pas répondu : Mr Djian.

La Griffe Noire
Coupure Presse Gérard Collard

Le deuxième temps est l’idée qu’eue Mr Bernard Rapp — le successeur de Mr Pivot — pour la grand messe du vendredi soir : inviter chaque semaine un libraire en direct pour parler d’un ou plusieurs livres de son choix à la fin de son émission «Caractères». Pour cela il demanda aux éditeurs une liste de libraires susceptible d’être représentatifs du métier, et la Griffe Noire revenait très souvent dans les choix. Un jour il téléphona à la librairie et c’est Gérard qui a répondu. C’est aussi simple que cela. 
Et c’est ainsi que le 6 novembre 1992 soit 5 ans jour pour jour après l’ouverture de la «Griffe Noire», Gérard a fait sa première télé… Avec le succès que l’on sait. Le courant est très bien passé, son côté iconoclaste a creusé son sillon et de «Caractères» à «Jamais sans mon livre» avec Bernard Rapp, de «Paroles d’expert» avec Valérie Expert et déjà Marina Carrère d’Encausse en passant par «Vol de nuit» avec PPDA, il officie toujours 20 ans après avec Marina et Michel Cymes dans le «Journal de la santé» sur la 5, ainsi qu’avec la très fidèle Valérie Expert sur LCI et France info. 
Jean a fait un peu de radio et une fois la télé, mais il reste définitivement un homme de l’ombre.

La GRIFFE NOIRE : marchand de livres et de plaisir !

La Griffe Noire avec les années s’est agrandie 3 fois, passant de 180 mètres carrés à plus de 400 aujourd’hui, avec en plus une annexe spéciale BD de 80 mètres carrés. 
La Griffe Noire et son modèle de vente s’est fait connaitre de plus en plus grâce au prisme et la force de décuplement des médias, et est ainsi devenu au dire de certains éditeurs «la librairie leader d’opinion la plus médiatique se permettant même le luxe de lancer certains auteurs» (notamment dans le domaine du polar). 
De nombreux articles de presse et notamment la page de Paris Match de juillet 1997 de notre amie K. Pancol — présente pour chaque évènement important de la librairie en véritable amie — y sont aussi pour quelque chose.

La Griffe Noire à Noël

La Griffe Noire, c’est aussi des animations, des dédicaces et des rencontres. Les plus grands auteurs de BD sont ainsi venus depuis de nombreuses années pour le plus grand plaisir de tous ; il y eu aussi des soirées à thème pour la jeunesse : Harry Potter, Casimir et même Halloween. De grands noms sont venus : Ken Follet, Harlan Coben, Jean Christophe Ruffin, K. Pancol, Mr d’Ormesson.

La Griffe Noire enfin c’est un lieu ou l’on peut s’exprimer en toute liberté, donner son avis, susciter des discussions tout en s’amusant. Nous n’avons hélas pas tout lu et ne connaissons pas tout,
nous voulons juste que les gens se sentent chez eux, viennent se changer les idées en choisissant un ou plusieurs livres parmi tous ceux que nous essayons le mieux possible de leur faire découvrir.

Casimir

La Griffe Noire c’est un esprit, une équipe, toujours au service d’une même cause : faire partager le plaisir de la lecture au plus grand nombre, sans se prendre obligatoirement au sérieux, ni même s’enfermer dans un genre. C’est aussi un commerce avec ses exigences plus terre à terre, mais il n’y a pas de plus grande liberté dans la vie que d’arriver à vivre de sa passion avec le moins de compromissions possible.

Quelques titres pêle-mêle qui participent à la renommée de la Griffe : «Les Frères Holt», «Le Sourire étrusque», «Les Piliers de la Terre», «L’Abyssin», «Les Bienveillantes» et autres «Blacksad» et «Golden City».

Et maintenant ?

Pour être le plus complet possible, il ne nous manquait que deux objectifs à atteindre : un site internet digne de ce nom pour pouvoir rivaliser avec les croque-morts du livre (nous ne les nommerons pas, cela leur ferait de la pub), cela veut dire qu’avec la renommée personnelle de Gérard, arriver à vendre de l’écrit avec de l’image (c'est-à-dire pouvoir sur notre site arriver a ne pas faire l’éloge d’un livre uniquement avec de l’écrit, mais surtout avec de la vidéo). C’est sur ce site que vous nous lisez en ce moment.

Site La Griffe Noire

Le deuxième objectif c’est la grande idée qui germait dans la tête de Jean et qu’il a réussi à faire éclore il y a 4 ans déjà, c’est le salon international du livre au format de poche qui a lieu chaque année le troisième week-end de juin en partenariat avec la mairie de Saint-Maur.

La Griffe Noire réussit chaque année à faire venir plus de 120 auteurs pour le bonheur de plus de 20000 personnes. Un pari fou, mais superbe qui a réussi à faire prendre à la librairie un statut national tout en remplissant de bonheur éditeurs, auteurs et passionnés autour d’un seul objet, Le LIVRE !!!