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La TV Griffe Noire... tout un programme !

Litterature Japonaise


L'ECHELLE DE JACOB

Gong Ji-young

Dix ans plus tard, frère Jean se remémore l'année qui a bouleversé sa vie. A cette époque-là, il avait vingt-huit ans et vivait dans une abbaye bénédictine en Corée du Sud, décidé à consacrer son existence à Dieu. Mais tout va être remis en question : il va connaître les vertiges et les tourments de l'amour humain, la mort atroce de deux frères, la révélation d'un tragique secret de famille. "J'ai voulu raconter l'histoire d'une âme pure qui voulait recevoir des réponses aux questions fondamentales que sont l'errance, la mort, la douleur, la séparation, l'amour", dit Gong Ji-young. Au coeur de son roman brille d'un éclat douloureux un épisode de la guerre fratricide qui déchira le nord et le sud du pays. En décembre 1950, dans des conditions effroyables, le commandant d'un navire américain réussit à sauver des milliers de réfugiés de la mort. L'échelle de corde qui leur permet de monter à bord est pour eux comme "une échelle montant au ciel depuis le fond des enfers". Et cette histoire vraie que lui rapporte sa grand-mère, car elle fut l'un de ces réfugiés, sera pour frère Jean une clef pour se réconcilier avec lui-même, les hommes, et le ciel. Paru en 2013 en Corée, ce livre s'était déjà vendu à onze mille exemplaires deux jours après sa sortie.
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19.50 €

SOUNDTRACK

FURUKAWA HIDEO

Fin du XXe siècle. Deux enfants, un garçon et une fille, se retrouvent échoués sur une île déserte dans le Pacifique. En deux années, ils développent des techniques de survie et de communion avec la nature, proches du chamanisme. Devenus grands et rendus à la civilisation, ils découvrent un Tokyo transformé par le réchauffement climatique et l'immigration clandestine. Envahi par une végétation tropicale et des colonies de corbeaux à gros bec. Où il vont devoir apprendre à survivre, sur les décombres de la société des hommes. Ce roman d'une puissance imaginaire stupéfiante, à l'écriture fiévreuse comme un long solo de guitare rock, emprunte les codes de la science-fiction pour mieux dynamiter la fiction tout court. Sa forme est celle d'une spirale qui se resserre et tourne de plus en plus vite. Pour Furukawa la littérature est une arme, une tornade qui emporte tout, et Soundtrack le roman fondateur de toute son oeuvre. J'étais un humain, j'étais en colère, et j'ai juré de mettre mes tripes à écrire un chant à la gloire des corbeaux. J'ignore à quel âge je mourrai, j'ignore combien de dizaines de romans j'écrirai jusqu'à ma mort. Mais je peux dire une chose. S'il y a quelque chose que l'on puisse appeler l'ère Furukawa, alors son année 0 correspond à l'année de publication de Soundtrack.
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23.50 €

J'ENTENDS TA VOIX

Kim Young-Ha

Enfant abandonné des hommes, né dans les toilettes d'une gare, Jeï découvre très tôt qu'il est doué de la même capacité que ces appareils créés par l'homme qu'on appelle des capteurs, sauf que lui possède le don de capter, de sentir la souffrance des autres, objets, animaux ou humains. A quinze ans, vagabond dans les rues de Séoul, il s'invente un mode de vie proche de l'ascèse, se nourrissant de riz cru, lisant des livres trouvés parmi les ordures, et devient le leader d'une bande de motards. Ces motards organisent des courses illégales en plein Séoul, faisant entendre leur colère dans le vacarme de leurs pots débridés, sans casque, bravant la mort et la police, jusqu'à cette course ultime, la plus grandiose, la plus folle jamais menée, où Jeï entre dans la légende. Dans le monde de Kim Young-ha, il n'y a ni bien ni mal, mais des émotions humaines portées à l'incandescence par les tensions sociales. " Ces jeunes existent partout mais personne ne leur tend l'oreille. Comment les transformer en voix ? Comment traduire ces voix de façon que nous puissions les entendre et nous souvenir d'eux longtemps ? Telles sont les questions auxquelles je pense. "
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19.50 €

Nosaka aime les chats

Nosaka Akiyuki

Nosaka aime bien faire la sieste, l'été, en dégustant quelques prunes confites à l'alcool avec son chat Charly. Il faut dire que son pavillon à Tôkyô en est plein, de chats, l'un blotti sur son dernier manuscrit, l'autre toisant de haut la chienne husky, et dans le jardin se rassemblent les oiseaux, par centaines parfois, ainsi que d'énormes crapauds. Et l'humain écrivain observe d'un regard aigu tous ces êtres familiers, commente, se confie, philosophe, car sa fréquentation des chats lui délivre moult enseignements sur l'existence, le rapport à la nourriture ou à la mort. Ses chroniques au jour le jour, souvent égayées par un sourire facétieux, se font aussi graves pour évoquer les souvenirs de chats hantant avec nonchalance les décombres de la guerre ou du tremblement de terre de Kôbe, énigmes de sérénité.
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18.50 €

LES BEBES DE LA CONSIGNE AUTOMATIQUE

MURAKAMI RYU

Résumé non disponible
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8.20 €

Sin semillas

Abe Kazushige

Impossible de résumer ce livre-monde, ce livre-univers qui brasse les réalités les plus sombres de la petite ville de Jinmachi au nord-est du Japon : drogue, corruption, violences sexuelles, accidents, suicides, disparitions, inondations, apparitions d'ovnis et phénomènes supranormaux en cette veille du XXIe siècle. C'est un monde crépusculaire, violent et survolté, où chacun veut exercer son pouvoir sur l'autre, sans illusions et sans sentimentalisme aucun. L'intrigue vous tient en haleine de bout en bout car chaque acte interagit en cascade sur la vie des autres (flics corrompus, politicien exhibitionniste, yakuzas, voyeurs, hommes de main, femmes infidèles ou cocaïnomanes…) et elle est comme un puzzle qui se construirait et se déconstruirait sans cesse. Ce roman qui prend en charge toutes les épaisseurs du réel ne propose pas de morale, n'apporte aucun apaisement mais il vous prend à la gorge et ne lâche plus prise.

Call boy

Ishida Ira

Ryô a vingt ans, et la vie lisse, docile et banale que convoitent ses camarades d'université ne l'intéresse pas. Ce jeune homme désabusé de tout, passionné de rien, est abordé par la gérante d'un club privé réservé aux femmes. Au fil de rencontres qui sont autant de découvertes, ce sont ces femmes portant chacune un désir différent qui vont lui permettre de mûrir au cours d'un insolite parcours initiatique. Chacune recèle une fêlure, une attente secrète, qui échappent parfois radicalement aux normes sociales. "Quand je croyais découvrir un désir caché chez une de ces femmes, j'essayais de le faire émerger au grand jour, en l'exhumant de ce coeur où il était scellé. J'avais fini par me persuader que c'était cela, en fait, le métier de call-boy." Par l'auteur d'Ikehukuro West Gate Park, le roman audacieux d'un jeune Japonais qui choisit de se prostituer par ennui, et continue de le faire par goût.
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19.50 €

NIPPONIA NIPPON

Abe Kazushige

Son utopie était un monde tendre, sans hostilité ni malveillance, empli de bonté et de respect. Et il imaginait parfois les ibis s'envolant librement dans le ciel de ce paradis sur terre. Le jeune Tôya Haruo a développé une passion pour l'ibis japonais (nom savant : Nipponia nippon), un oiseau en voie d'extinction et symbole de la nation japonaise. Les derniers représentants sont protégés dans le Centre de sauvegarde de l'île de Sadô. Haruo se croit lié à eux par un destin commun et décide de partir les délivrer. Mais, à mesure qu'il se prépare à sa mission en se procurant diverses armes, son projet prend un tour beaucoup plus radical... Les romans d'Abe Kazushige sont d'une ironie très sombre, à l'image d'un monde où rien ne serait digne d'être sauvé du scénario écrit par les hommes.
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17.00 €

UNE JOURNEE DE DEBUT D'AUTOMNE

Natsume Sôseki

« Un jour, tandis que j'étais dans mon bureau, occupé comme d'habitude à confier au papier des choses mélancoliques, un bruit étrange est parvenu à mon oreille. La véranda bruissait. On aurait d'abord pu croire qu'une femme avançait en retenant le bas de son kimono de soie, mais le froissement de l'étoffe sur le plancher était par trop vif pour un simple bas de robe. J'ai alors comparé ce bruit au crissement des plis de l'ample pantalon que porte le chambellan, lors de la fête des Poupées, évoquant le glissement de la soie sur les marches du palais fictif. Laissant mon roman, je suis sorti sur la véranda, le stylo entre les doigts : le moineau de Chine prenait son bain. »