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Doris Lessing a défrayé la chronique en 1984 en révélant avoir écrit deux romans sous le pseudonyme Jane Somers, piège tendu aux éditeurs et à la critique anglo-saxonne. Journal d'une voisine, auquel succédera Si vieillesse pouvait, est le premier de ces récits. Ecrit avec un surprenant mélange de force et de sensibilité, il évoque la rencontre de deux femmes : Jane Somers, rédactrice en chef d'un magazine féminin londonien, et Maudie, une vieille dame seule, âgée et malade. De cette confrontation improbable naît une amitié profonde et bouleversante qui va révéler à Jane sa propre vulnérabilité mais aussi lui ouvrir les yeux sur la société, son injustice, et la nécessité de s'engager.Sans jamais se départir du soupçon de distance ironique qui fait la force de son écriture, Doris Lessing décrit avec un talent extraordinaire les rapports qui se nouent entre ces deux êtres, la tentative d'apprivoisement de l'une par l'autre, les combats désespérés de Maudie pour sauver sa dignité. A travers ce tableau intime et humain qui est avant tout une réflexion sur la vieillesse, elle porte un regard impitoyable sur notre époque, ses aveuglements, et le rôle que chacun décide ou non d'y jouer.

Vous connaissez déjà ces livres que nosu proposons toujours à la vente en grand format, gros coups de coeur de Gérard Collard, prix nobel de littérature 2007. Ils paraissent en poche, et à cette occasion Gérard Collard vous en parle en vidéo et par écrit.
"Ce livre est une claque qui remet en cause toutes nos certitudes de jeunesse, particulièrement celles de ne jamais vieillir ou en tout cas pas comme les autres. Terrible illusion, combat perdu d'avance.
Avec humour, tendresse, lucidité et acuité, Doris Lessing pointe toute l'intensité de la tragédie humaine.
Mais pas de panique! Derrière ces propos bien sérieux pour une Griffe Noire, se cache un fabuleux roman qui se dévore, traduit dans un style parfait qui vous tiendra en haleine jusqu'à la dernière page, désespéré de devoir quitter des personnages devenus des amis et des complices.
Il y a d'abord Maud, cette vieille femme au visage de sorcière, aux propos acides, cyniques, méchante que la vie a oublié au bord du chemin et sa rencontre improbable avec Jane, jeune journaliste de mode élégante, belle et sophistiquée qui devant les coups du destin décide d'aider une personne âgée comme le propose une petite annonce.
Commence alors, une amitié faite de bruits et de fureurs, parcouru de mots acides qui cachent une grande pudeur et un désespoir abyssal, le tout sur fond de pauvreté, de crasse, d'odeurs nauséabondes et de décrépitude physique inéluctable.
Malgré tout cela, se faufile, les pages filant, un beau message d'amour, de respect et de solidarité.
Jamais naïve, toujours lucide, elle nous captive et nous fait découvrir nous-même en même temps que les autres.
Bouleversants, ces deux tomes peignent l'un des plus beaux portraits de femmes de la littérature anglaise et universelle.
Un véritable morceau d'anthologie scelle le destin des personnages. Dans le second tome, les belles certitudes et les mensonges dont nous nous parons pour nous rassurer volent en éclats.
Que dire de plus, certains mots n'arriveront jamais à décrire la grandeur d'un livre et le talent d'une écrivaine extra-ordinaire. Il est unique, c'est une météorite littéraire, véhiculant des messages qui remettent une époque à sa place.
Pour nous, c'est un des plus grands romans du XXème siècle, notre préféré de Doris Lessing et qui justifie à lui seul son prix nobel de littérature.
Il appartient à ces livres qu'il est indispensable de lire dans sa vie pour être pleinement soi-même et à l'écoute des autres. Mais c'est aussi et surtout un roman captivant, très agréable à lire, acessible à tous, inoubliable, qui réconciliera les plus réticents avec la lecture, les livres et la littérature." Gérard Collard

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